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L’étanchéité de la piscine et son revêtement

Il n’y a pas de miracles, la chimie de l’eau impose des contraintes telles que le choix d’une étanchéité doit reposer sur des valeurs sûres. Donc, évitez des procédés d’étanchéité qui n’ont pas (encore) fait leurs preuves et assurez-vous que les matériaux utilisés connaissent une bonne réputation. N’hésitez pas à vous documenter sur le sujet car il s’agit ici d’un maillon capital d’une piscine. Avant d’aller plus loin, il faut faire la distinction entre étanchéité et revêtement.

Dans le cas d’une piscine monocoque polyester, l’étanchéité est assurée par la coque en elle-même : idem pour une construction en béton armé monocoque (coulée en une fois). Dans ces deux cas, l’étanchéité est réalisée par la construction ; dans le cas du béton, il faudra ensuite appliquer un enduit au ciment (on ajoute également des adjuvants améliorant l’étanchéité et l’accrochage du revêtement).

Enfin, on termine par l’application d’un revêtement (peinture, émaux, enduits) purement décoratif mais solidaire au bassin.
En cas de fissuration d’un bassin en béton, le revêtement fissurera également, c’est le risque de ce procédé. Avec ces revêtements, la cuve doit donc être étanche.

Un autre procédé consiste à réaliser un support, non étanche, qui va recevoir un revêtement assurant l’étanchéité tel qu’un liner. Cette méthode d’exécution est nommée couramment : revêtement étanche indépendant au support. Dans ce cas, le matériau assurant l’étanchéité n’est pas solidaire au bassin et en cas de fissuration, des problèmes d’étanchéité ne seront (normalement) pas à craindre. Le béton, non étanche, peut servir de support : dans ce cas il ne faut pas incorporer d’hydrofuge au mélange.
Nous allons passer en revue les principaux types de revêtements disponibles sur le marché.

Revêtements décoratifs non étanches.

> Les peintures.

Celles-ci sont destinées à être appliquées sur des supports cimentés, souvent de manière provisoire afin de parer à des fissures éventuelles du nouveau bassin. Après quelques années, si la cuve semble de bonne tenue, on décape la peinture pour poser le revêtement définitif. La peinture, qu’elle soit acrylique, à bases de résines (époxy), polyuréthane ou à base de caoutchouc, est un revêtement économique qui, malheureusement, ne possède pas une longue tenue et il faudra prévoir régulièrement une rénovation. Le remplissage du bassin se fait minimum 10 jours (suivant les produits) après application de la peinture : c’est le temps de polymérisation. Le support doit être étanche.

> Les enduits.

La finition de bassins en bétons peut être obtenue par la mise en œuvre d’un enduit, soit prêt à l’emploi, soit à réaliser sur chantier. Les enduits silico-marbreux sont composés de ciment, de marbre, d’adjuvants (pour améliorer l’étanchéité et l’élasticité) et de pigments si l’on souhaite une finition colorée. L’enduit permet en une seule opération d’obtenir l’étanchéité et la finition. La mise en oeuvre de ce revêtement requiert un savoir-faire et des connaissances approfondies de cette technique, D’autres types d’enduits sont disponibles : opter pour des produits reconnus qui pourront présenter toutes les garanties requises. Le support doit être étanche.

> Les carreaux.

Le carrelage, l’opération qui consiste à poser des carreaux, donne au bassin un cachet incomparable, qui classe ces piscines parmi les plus belles.

Avec une palette de couleurs illimitée, une grande diversité de formats, il est tout à fait possible de réaliser un revêtement personnalisé, simple ou très sophistiqué.

En plus, ce type de revêtement résiste très bien au milieu agressif, vieillit très bien et facilite l’entretien du bassin surtout au niveau de la ligne d’eau, qui est souvent l’endroit où les salissures sont les plus tenaces. Si vous envisagez ce type de finition, il est indispensable de veiller à ce que la cuve soit réalisée dans les règles de l’art : les carreaux ne résisteront jamais à d’éventuelles fissures qui pourraient apparaître ultérieurement. Avec le polyester, c’est le revêtement le plus cher. Le support doit être étanche.

Les carreaux se classent en différentes matières : les céramiques (grès cérame émaillé ou porcelaine, faïence, vitrifié) sont les matières les plus abordables, tant sur le prix du produit que sur le coût de la mise en œuvre. Les grands formats, très utilisés en bassins publics, sont relativement vite posés.


Exemples de couleurs de pâte de verre.


Les carreaux petits formats tels que les pâtes de verre ou les émaux conviennent particulièrement aux bassins qui présentent beaucoup d’angles ou des formes complexes. Ces carreaux au format de 2 cm de coté, se présentent sur une trame que l’on colle, soit sur la surface entière du bassin soit, en frise sur la partie supérieure des parois verticales. Le reste étant peint pour diminuer le coût de l’ouvrage.

• Revêtements étanches indépendants.

Ce mode d’étanchéité est le plus populaire : il permet une finition soignée pour un prix moyen et souvent, c’est le procédé retenu pour rénover d’anciennes piscines. Trois revêtements sont traditionnellement utilisés, en voici les principales caractéristiques.

> Le liner.

Il s’agit d’un matériau constitué de feuilles de PVC dont l’épaisseur varie de 40 à 85 centièmes. Cette couverture souple est livrée d’usine, aux cotes du bassin et donc, est souvent utilisée pour des piscines modulaires, (aux formes simples) à structures en aluminium, en résine, en acier…bref des piscines en kit préfabriquées en usine et disponibles sur catalogue. Le liner est donc une membrane très souple, économique, mais assez fragile (déconseillée en bain public). Celle-ci est maintenue plaquée contre les parois, par la pression de l’eau. Le support ne doit pas être étanche et éventuellement drainé.

La mise en œuvre doit se réaliser sur un support lisse et propre : parfois on pose le liner sur un feutre protecteur. En partie haute des parois, la membrane est insérée dans un profilé (grâce à un bourrelet). Cette opération terminée, on plaque le liner sur le fond du bassin en éliminant les plis. Les professionnels utilisent un aspirateur afin d’éliminer l’air situé sous cette couverture, en éliminant les fronces. Pendant ce temps, on commence à remplir la piscine: le liner est bien plaqué sur le fond lorsque le niveau d’eau atteint une douzaine de cm. Quand le niveau d’eau arrive à hauteur de l’équipement scellé (tuyères de refoulement, projecteurs, skimmers…) les brides d’étanchéité sont fixées sur leur joint respectif et le liner est soigneusement découpé au cutter. En agissant de la sorte (à la dernière minute), on évite la formation de plis.

La pose du liner est facilitée par une température de 15°C minimum, cependant vu la souplesse de ce matériau, il est possible d’effectuer l’opération à des températures plus basses. Enfin, avec cette membrane, il est délicat de vider complètement une piscine : en cas de besoin, laisser un minimum d’eau pour maintenir le liner en place. En cas de vidange complète, on tente de remplir la piscinedans un délai de 24 h et, si des plis sont constaté, ils seront éliminés par aspiration.

> La membrane armée.

De qualité supérieure au liner, la membrane armée est constituée d’une trame de tissus de polyester et de deux couches de PVC. Epaisse de 1,5 mm et deux fois plus lourde qu’un liner, cette membrane est disponible dans plusieurs couleurs, résiste aux U.V, et contient des agents fongicides. Il s’agit là d’un produit de haute qualité, permettant une bonne tenue durant de nombreuses années. Ayant à entretenir un bassin public disposant de ce type de membrane, après 17 ans d’exploitation, je n’ai jamais eu le moindre problème avec ce revêtement. Ceci malgré l'insouciance des usagers et des contraintes particulières d’une piscine publique.

     
     
     


Que la construction du bassin soit réalisée de manière traditionnelle (maçonnerie), ou en béton, en aluminium, acier…la membrane armée permet d’étanchéiser des bassins aux formes simples aux plus élaborées (escaliers, murets…)

Contrairement au liner, la membrane armée est livrée en rouleaux : les lés sont assemblés sur chantier par soudure, idéalement à chaud, par recouvrement. La pose d’un feutre de désolidarisation sur le sol est conseillée. Le joint est ensuite terminé par une application de PVC liquide. La fixation en haut des parois verticales se fait par rivetage ou sur profilé d’accrochage (technique semblable à celle du liner). La durée de mise en œuvre est plus longue que pour celle d’un liner, mais le résultat obtenu ainsi que la fiabilité font que cet investissement repose sur le bon sens. Evidemment, la pose de ce revêtement nécessite du savoir-faire et le recours à un professionnel est de mise.



L’étanchéité des équipements tels que bondes de fond, projecteurs, skimmers… est assurée par des brides d’étanchéité à joints. Enfin, en cas de vidange complète du bassin, la membrane armée est moins sujette à faire des plis toutefois, remplir la piscine le plus rapidement possible et/ou laisser également de l’eau dans le fond. Un peu plus loin, un suivi de chantier complet de cette construction agrémenté de nombreuses photos est présenté. Le support ne doit pas être étanche et éventuellement drainé.

> Le polyester (stratifié in situ).

Ce revêtement se prête à merveille pour la réalisation de piscines dont les formes sont les plus extravagantes. Le support le plus souvent adopté est le parpaing maçonné ou banché (parpaing creux rempli de béton – voir les procédés de construction) ou encore le béton intégral. Ainsi, le polyester constitue une coque étanche qu’il faut appliquer sur chantier. En principe, cette enveloppe est indépendante au support, cependant en haut des parois verticales, généralement une saignée horizontale est tronçonnée pour créer un accrochage.

Un stratifié polyester est composé de diverses couches successives de mats de verre et de résine polyester. En fonction de la qualité souhaitée, le nombre de ces couches est variable. Il en est de même pour les couches de finition (gel coat / top coat) qui sont déterminantes pour la durée de vie du bassin. Bien entendu, le choix des couleurs est immense et toutes les possibilités existent. La composition d’un stratifié et son application sont examinées dans le point « Les méthodes de construction ».

Comme il s’agit d’un revêtement indépendant, en principe si des fissures devaient entamer le gros œuvre, le stratifié doit pouvoir résister à ces contraintes : en fait, il est partiellement solidaire (selon le degré de finition de la surface du support) et se désolidarise sous l’effet de la température, des mouvements, contraintes….

Enfin, comme les membranes il est nécessaire d’utiliser des brides à joints pour assurer l’étanchéité des équipements. L’humidité doit impérativement être évacuée du support (étanchéité extérieure par film ou membrane et non par hydrofuge dans le béton) et drainage impératif.

> Le choix de la couleur de revêtement

Les grandes marques de fabricants proposent plusieurs couleurs de revêtement (le polyester in situ permet toutes les possibilités), des bleus, des verts, des beiges (sable), le blanc et le noir très utilisé en « piscine naturelle » (couleur de la bâche EPDM utilisée dans cette technique – voir bassins naturels). Il existe également des membranes imprimées qui imitent de la mosaïque.

La couleur d’un revêtement (qu’il soit peinture, membrane ou polyester) ne donne pas à l’eau une couleur identique, lorsque la piscineest remplie. Le blanc, le sable et le bleu turquoise renforcent l’effet cristallin de l’eau et, l’avantage est qu’il est possible de repérer plus rapidement des problèmes de traitement de l’eau. Les couleurs vertes permettent (selon les goûts) une meilleure intégration de la piscine dans le paysage, par contre l’effet cristallin n’est pas aussi relevé : de ce fait, si l’eau commence à verdir, (orage, manque de chlore…) il est difficile d’anticiper et de remédier au problème. Voici un petit montage permettant de voir le résultat obtenu, en fonction de la couleur de revêtement.

   
   
   
   
 
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